Avec « Ylang Ylang », FKJ prépare l’avenir de la house

En attendant l’album, le multi-instrumentiste français revient avec un six-titres aux sonorités jazz et composé en toute intimité aux Philippines. Sous le soleil, exactement.

L’homme discret. Sans faire trop de bruit, du moins dans les médias, FKJ s'est imposé comme une figure à part au sein de la scène française. En à peine quelques projets et collaborations, il est devenu cet artiste capable de se produire à Coachella, de remplir la Salle Pleyel à Paris et de cumuler des millions de vues sur YouTube (Tadow, son tube, a dépassé la barre des 160 millions de vue) alors qu'il est signé sur un label indépendant (Roche Musique) et qu'il ne compose pas à priori une musique taillée pour le sommet des charts.

Seulement voilà : il faut croire qu'il y a suffisamment d'hédonisme, de minutie et de langueur dans son mélange de jazz et de house pour faire rêver tout un public en quête de chill.

Homme-orchestre. Au moment d’évoquer sa musique, Vincent Fenton, biberonné aux playlists de Skyrock et Radio Nova étant gamin, préfère parler de « groove ». Selon lui, c’est ce qui résume le mieux ses morceaux, inclassables par essence : funk, jazz, house, soul, hip-hop, tout y passe depuis 2012, date de ses premiers titres sur SoundCloud, et c’est toujours aussi merveilleux de voir à quel point ces multiples croisements sonores s’effectuent en toute harmonie. Sans fracas, donc, mais avec le pointillisme de ceux qui préfèrent l'orfèvrerie à l'artisanat.

Sea, sex and sun. Avec son dernier projet, le multi-instrumentiste Français, qui fut un temps ingénieur-son pour le grand écran, reprend un peu le même procédé. Sur le papier, « Ylang Ylang » est un EP ancré dans le jazz. Sauf que FKJ invite Bras (rappeur signé sur le label de J. Cole, Dreamville Records), filtre la house et assure les parties de chant sur des mélodies que l'on imagine composées sur des beats cotonneux.

Comme pour rappeler que la musique de French Kiwi Juice, désormais installé aux Philippines, n'est définitivement pas celle des nuits sans fin et des lendemains amochés par l'abus d'alcool : elle est celle que l’on rêve d’écouter sous le soleil, les pieds dans l’eau, un cocktail à la main et le regard perdu au loin.

Crédits photo : Jack McKain

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