Une Américaine reprend France Gall et Françoise Hardy en country gothique

Après avoir secoué la tradition americana, une musicienne de Nashville réécrit à son goût des classiques de la pop française. Adia Victoria est-elle une nouvelle fan des sixties ?

Country gothique. Avec son album « Beyond the Bloodhounds » sorti l’an dernier, le blues et la country ont été passés au Kärcher. Certains disent qu’elle invente la country gothique, on calmera le jeu en disant qu’elle dessine les zones d’ombre de ce genre incarné depuis des décennies par des chanteurs blancs.

Sa voix sombre et intrépide fait des merveilles au côté des guitares musclées. Son chant épingle autant le racisme sudiste persistant que les histoires d’amour qui finissent mal, sous la bannière étoilée comme sous notre drapeau tricolore. La jeune native de la Caroline du Sud, désormais installée dans la mythique Nashville, sort encore le plumeau pour dépoussiérer les jukebox, mais cette fois-ci, c’est la pop française la plus légère à laquelle elle vient donner une nouvelle consistance. Sur l’EP « How It Feels », paru mi-mars, elle a tout mis en œuvre pour mettre le public français à genoux, sans nous infliger le même supplice que ces artistes qui massacrent la chanson française. Elle chante donc du Serge Gainsbourg et du Françoise Hardy mais aussi Laissez tomber les filles de France Gall, dans une variation western féministe du fameux Laisse tomber les filles qu’avait déjà repris April March. En écrivant le texte, elle explique avoir voulu balayer le souvenir de la fille attendant sur le porche le retour de son amour perdu.

Vous aimerez aussi

  • Qui sommes-nous

    Pour en savoir plus sur JACK
    VOIR LA PAGE
  • Newsletter

    Le meilleur de JACK dans votre boîte mail

  • Contact

    JACK aime les projets, idées, remarques, mais aussi les câlins
    CONTACTEZ-NOUS