Le reggae entre officiellement au patrimoine mondial de l’UNESCO

Trente-sept ans après la mort de Bob Marley, le genre musical issu de la Jamaïque prend enfin sa revanche sur tous ceux qui le croyaient mort et enterré.

Sacre à l’île Maurice. La nouvelle est tombée alors que, pour être honnête, on ne s’y attendait pas du tout : le reggae, né dans les années 1960 de la fusion du ska, du Calypso et du blues, vient d’entrer au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité ; preuve qu’il n’est ici pas question que de dreads, de fumette et de T-shirts bariolés. Un comité de l’ONU, réuni à Port-Louis sur l’île Maurice, a voté et redonné au genre musical de sa superbe. Le reggae intègre donc officiellement la liste des traditions culturelles inaliénables grâce à « sa contribution au discours international sur les questions d'injustice, de résistance, d'amour et d'humanité ». On aurait presque envie de crier « Jah rastafari » !

Aussi important que la pizza napolitaine. Le reggae a obtenu son tampon pour l’UNESCO et rejoint donc plus de 400 traditions culturelles parmi lesquelles la pizza napolitaine ou le zaouli, une musique des communautés gouro de Côte d'Ivoire. Mais qu’on ne s’y trompe pas : le genre popularisé par Bob Marley dès le début des années 1970 est tout sauf un plat pour touristes ; pendant plus de dix ans il arrosera la planète avec des valeurs positives et universelles, sans oublier aussi l’héritage de Haïlé Sélassié, dernier empereur d’Ethiopie considéré par les fans comme le messie noir à l’origine du rastafarisme.

Foutez la paix au reggae. "Nous sommes fiers et heureux [de cette nomination à l’UNESCO] a déclaré Alpha Blondy à l’AFP, les amoureux du reggae n'auront pas à raser les murs ! Les gens ont compris que le reggae n'est pas un phénomène de mode parce que l'injustice, la pauvreté ne sont pas des modes, Dieu n'est pas une mode, la misère, la guerre, l'espoir, la faim ne sont pas des modes. Voila pourquoi le reggae est encore là et sera toujours là." Amen. Rappelons que le mot « reggae » est apparu pour la première fois en 1968 dans une chanson de Toots and the Maytals, Do the reggay, et que Pierpoljak attend toujours qu’on lui décerne une Légion d’honneur.

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