Qui es-tu Aloha Orchestra, petit protégé de Julien Doré ?

Ils ne sont pas nombreux les artistes qui peuvent se vanter d’avoir fait l’AccorHotels Arena sans avoir sorti le moindre album. Aloha Orchestra en fait partie. Après avoir assuré la première partie de Julien Doré, le groupe remet les pendules à l’heure et sort son premier album « Leaving » chez HRCLS Records.

Aloha, c’est pour l’esprit positif, Orchestra, c’est pour la cohésion de groupe. Depuis 2013 les cinq artistes originaires du Havre ont décidé d’adopter ce nom de scène en référence à l’étrange alchimie qui les rassemble : « Ce qui nous a réuni ? La répéte et 15m², nous explique le groupe. On n'est pas des amis d'enfance ou un truc comme ça. Nos habitudes musicales sont totalement différentes, on n’a pas le même âge mais on s’est retrouvés sur plein d’aspects. »

C’est Jean-Baptiste, le chanteur du groupe, qui est à l’origine du projet. À 19 ans il s’est ramené chez l’association La Papa’s avec une maquette et un synthé sous le bras, en disant qu’il voulait monter son groupe. Guillaume, Matthieu, Louis et Gaëtan ont directement accroché et ont suivi le délire : « De base c’est vraiment un groupe à la con. On a juste amené un peu de nous tous. »

Du changement. Forcément c’est difficile de composer quand on est cinq artistes aux goûts musicaux totalement différents. Du coup, puisque le groupe estime avoir suffisamment souffert pour sortir ses deux premiers EPs, ils ont décidé de changer radicalement d’approche en faisant appel à deux réalisateurs pour leur album : « On a tous composé des piano-voix chez nous. On se disait une chanson par jour, même si c'est nul. Les réalisateurs nous ont aidés à trouver une unité, on voulait donner le bébé à des gars qui avaient plus de recul et des oreilles fraîches. »

Jamais sans mon synthé. L’album s’appelle « Leaving » comme un message d’espoir. Un titre ambivalent qui marque une rupture, alterne entre l’abandon et le renouveau. Douze titres sous le signe du lâcher-prise pour lesquels les membres d’Aloha Orchestra ont laissé de côté les guitares au profit du synthé, l’instrument au cœur de leur univers : « On fait une musique assez simple, avec un côté qu'on peut croire inhumain. En fait on essaie d'avoir une approche ultra jouée, manuelle. Le synthé c’est un instrument intéressant parce que tu sculptes ton son à partir de rien. T’as l'impression que ça joue tout seul mais en réalité tu passes énormément de temps à le programmer. »

Les apparences sont parfois trompeuses. Si la musique d’Aloha Orchestra peut se révéler mielleuse, leur performance en live demeure plus frontale, à la fois rock et massive. Difficile de trouver un élément de comparaison tant le groupe alterne entre les styles et tant leur musique est atypique : « Parfois ça peut être super lent, limite minimal et d'autres fois beaucoup plus dance. On nous a déjà comparés à Placebo une fois. Et à Coldplay aussi.» Et quand on leur demande quelles sont leurs principales influences, la réponse n’est pas forcément plus explicite : « Metronomy, Philippe Katerine et Carlos. » Un joyeux mélange.

California Dreamin'. De toute leur discographie, le titre auquel le groupe se rattache le plus c’est Some Walls. C’est aussi la raison pour laquelle ils en ont fait le premier single de l’album et qu’ils aimeraient bien le clipper. D’ailleurs un vaste univers esthétique englobe la musique d’Aloha Orchestra, il n’y a qu’à regarder leurs clips pour comprendre qu’ils se laissent porter selon leurs envies et ne s’attachent à aucune vibe en particulier même si les couchers de soleil et les palmiers californiens ne sont jamais loin dans l’imaginaire : « L’univers coloré ça vient de Jean-Baptiste. Quand on a monté le groupe c’était un putain de sapin de Noël: velours côtelé vert, chemises à motifs, la totale… Sur l’album c'est la Californie dépressive avec de l’orage. Pas celle en longboard, celle où tu te balades en Volvo dégueulasse. »

Un parrain de choix. Cet univers si particulier c’est aussi ce qui a plu à Julien Doré avec qui le groupe a partagé la scène pour le « & Tour ». D’ailleurs il n’hésite pas régulièrement à mettre leurs morceaux en avant sur les plateaux télévisés. Petit détail sympathique, le personnage sur la pochette de « Leaving » lui ressemble même fortement. Coïncidence ?

Un beau cadeau. En tout cas Aloha Orchestra garde un excellent souvenir de cette expérience : « Julien nous a quand même filé les clés d'un Bercy alors qu'on n'a même pas 60 000 vues sur la plupart de nos clips. C'est un hold-up, on a eu la chance d'être dans des salles de fou avec des publics ultra-bienveillants. »

Pourtant si leurs chemins se sont croisés il n’y a toujours pas la moindre trace d’un duo à l’horizon : « C'est délicat, il nous a tellement fait de cadeaux qu'on n'ose pas proposer. C'est sûrement une bonne idée mais on ne veut pas qu'il puisse penser que c'est pour faire des vues. Si la proposition venait de lui en tout cas on accepterait direct. » Julien, l’appel est lancé.

"Leaving" est disponible depuis le 20 avril. Toutes les informations c'est par ici.

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