Ces groupes qui prouvent que la Belgique va sauver la pop française

De Girls In Hawaii à BRNS, en passant par Témé Tan, les poppeux prennent le pouvoir en Belgique et en font le nouvel eldorado pour ceux qui aiment les mélodies qui se sifflotent sous la douche ou dans la rue. Passage en revue.

Diviser pour mieux régner. Clairement, il existe bien deux Belgique : la première, portée par Damso, Roméo Elvis ou Caballero & JeanJass, a conquis les charts et incité le rap français à se réinventer. La seconde, peut-être moins novatrice mais tout aussi séduisante, s’épanouit dans la pop – un genre qui a déjà eu son heure de gloire il y a dix ans (Ghinzu, The Tellers,…) mais qu’une nouvelle génération semble vouloir mettre à jour. D’ici l’hiver, pas mal d’albums venus du plat pays devrait ainsi ravir les adeptes de la mélodie pop.

Bruxelles by night. Il y a d’abord les chefs de file, Girls In Hawaii, de retour avec un nouvel album (« Nocturne ») suffisamment riche pour ne jamais favoriser la lassitude – et ce, même si les Wallons font une fois de plus la part belle aux refrains mélancoliques et aux mélodies que l’on écoute le cœur troublé.

Le même jour, le 29 septembre donc, Oscar & The Wolf reviennent eux aussi avec un nouveau chapitre sonore (« Infinity ») où se croisent une pop plus tubesque, la soul la plus moderne, diverses influences (James Blake, Connan Mockasin) et la volonté de composer des morceaux à entendre comme des « célébrations de la tristesse pour des créatures de nuit ». Ça peut vouloir tout et rien dire, mais ça colle parfaitement à cette musique difficilement classable.

Grâce royale. Classable, Mélanie De Biasio ne l’est définitivement plus sur « Lilies », un troisième album qui, derrière ses sonorités minimalistes, puise autant dans le jazz et la pop que dans la musique classique et le rock le plus gracieux.

La grâce est d’ailleurs une constante chez nos amis belges ces temps-ci, à l’image du nouvel album de BRNS (« Sugar High », à paraître le 6 octobre), toujours aussi urgent et frénétique, mais mieux équilibré. Un peu comme si Timothée Philippe et sa bande avaient appris à aérer leur propos et à s’aménager des pauses plus introspectives.

Le nouveau monde. À venir d’ici l’hiver, il y a aussi de quoi faire plaisir aux défenseurs de la langue de Jacques Brel avec Témé Tan dont le premier album, mixé par Justin Gerrish (Vampire Weekend), fait sonner le français avec un sens du groove assez rare. Tout en reprenant les leçons de concision et d’efficacité chères aux mélodistes anglo-saxons, les douze morceaux réunis sur « Témé Tan » s’aventurent également dans un tas de musiques issues du monde entier, refusant d’être rattachés à de quelconques racines. Sinon à celles d’un musicien qui, à l’image de son pays, a décidé de s’ouvrir au monde à la recherche de nouvelles libertés, de nouvelles expériences et de nouvelles manières d’envisager l’indie-pop.

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