35 ans après, l’histoire de "Beat It"

Il y a 35 ans jour pour jour, Michael Jackson débarquait en moonwalk à la première place du top 100 Billboard. Ce succès, il le doit à "Beat It", son célèbre single avec un clip tout aussi mythique. Retour sur l’histoire d’un tube interplanétaire.

Plutôt que de partir se dorer la pilule au soleil, Michael entreprend de travailler sur un nouvel album pendant l’été 1982. Un brin mégalo, ce projet a pour mission de relancer entièrement l’industrie du disque, ce qu’il finira par accomplir puisqu’il s’agit de « Thriller », le plus gros succès planétaire avec 66 millions d’unités vendues (soit 29 disques de platine). Certains morceaux sont déjà enregistrés, mais Michael a une idée bien précise en tête : « Je voulais écrire le genre de chanson que j’achèterais si j’achetais une chanson rock. » Avec son producteur, Quincy Jones, ils décident donc d’intégrer une piste plus rock qu’à l’accoutumée dans la tracklist de l’album, un morceau qui s’inspirerait de My Sharona de Knack. Cette chanson que Michael a en tête a un nom : Beat It.

Allo Eddie ? Pour accompagner Michael à la guitare, Quincy Jones fait appel à Eddie Van Halen, le légendaire guitariste du groupe Van Halen. Eddie, qui pense à un canular, raccroche quatre fois le combiné avant de comprendre qu’il ne s’agit pas d’une blague. Bien qu’il ait promis aux autres membres de son groupe qu’il ne ferait jamais de projets annexes, il accepte la proposition à trois conditions : ne pas être crédité pour éviter que les membres de Van Halen ne s’en aperçoivent, ne pas être rémunéré autrement qu’avec deux packs de bières et que Michael lui apprenne à danser un jour.

Quand Eddie est arrivé au studio Westlake Audio où l’ensemble de l’album a été enregistré, Michael Jackson travaillait avec Steven Spielberg sur E.T.. Pour se chauffer, il a donc décapsulé l’une de ses bières avant de commencer à réarranger la chanson pour y intégrer des changements d’accords. Une fois en studio, Michael s’est réjoui de la nouvelle version proposée par Eddie et l’a pressé de l’enregistrer. Les témoignages de l’époque rapportent qu’Eddie envoyait tellement pendant l’enregistrement que l’ampli aurait littéralement explosé avant de finir par prendre feu. Un technicien aurait même déclaré : « C’est que ça doit être VRAIMENT bon. » Il ne s’est pas trompé, puisque le solo d’Eddie dans Beat It est toujours considéré comme l’un des meilleurs de tous les temps.

Danser pour rassembler. À l’origine, le clip devait être réalisé par Steve Barron, le même qui travaillait avec Michael pour la réalisation du court-métrage de Billie Jean. Selon le concept initial, Michael devait apparaître au beau milieu d’un bateau négrier. Sauf que Bob Giraldi a débarqué avec une toute autre idée qui a rapidement fait couler le plan de Steve Barron. Bob s’est appuyé sur son enfance et les gangsters italiens qui l’entouraient pour bâtir un scénario basé sur la guerre des gangs. Le concept a immédiatement plu à Michael qui a laissé à Bob une enveloppe de 150 000$ pour réaliser le clip et lui a expressément demandé d’embaucher de vrais gangsters.

« Amenez-les pour qu’ils s’aiment et qu’ils s’accrochent les uns les autres pendant deux jours, le temps de faire la vidéo !». Michael pensait sincèrement pouvoir rassembler des ennemis jurés sous la bannière de la musique. C’est l’histoire développée dans le court-métrage, mais c’est également ce qu’il se serait réellement passé pendant le tournage si l’on en croit les déclarations de Bob Giraldi. Selon lui les tensions entre les membres des Bloods et des Crisps étaient palpables et parfois attisées par la venue de la police qui voulait stopper le tournage. Mais après avoir vu la performance de Michael et de ses danseurs, les gangsters qui formaient un cercle les auraient tous applaudis, le visage marqué par le respect.

Beat It Again. Avec son succès, la chanson a bien évidemment fini par être réinterprétée à de nombreuses reprises. L’une des versions qui a rencontré le plus de succès reste celle de Fall Out Boy, enregistrée en 2008 et venue se positionner à la 19ème position du classement Billboard. Dans un style tout à fait différent, il est bien entendu obligatoire de citer Eat It, la parodie de Weird Al Yankovic avec un Michael Jackson à l’appétit vorace. Un clip à voir au moins une fois dans sa vie et pour lequel il a spécialement obtenu l’autorisation du King of Pop.

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