Supertramp a-t-il prophétisé les attentats du 11 septembre ?

Seize ans après l’effondrement des deux tours, certains complotistes bercés trop près de la platine continuent de voir dans la pochette du plus célèbre des albums de Supertramp un signe annonciateur des attentats. Complètement tiré par les cheveux… ou pas.

22 ans avant Ben Laden. À première vue, « Breakfast in America », publié en 1979, n’a rien d’un disque taillé pour les enquêtes policières : 20 millions d’exemplaires vendus, certains singles parmi les plus populaires du groupe anglais (The Logical Song, Take the Long Way Home) et puis justement, cette pochette à priori inoffensive mais qui excite depuis quelques années les plus illuminés des partisans du complot : oui, on y trouverait un nombre impressionnant de preuves annonçant le terrible attentat new-yorkais du 11 septembre 2001.

I want to believe. Bon, hormis les barbes, pas beaucoup de points communs entre Ben Laden, le chanteur Roger Hodgson et ses copains hippies. Mais si, comme l’auteur Thierry Meyssan, vous refusez de croire à cette terrible tragédie, les preuves qui suivent devraient vous donner à réfléchir (ou exploser de rire, au choix).

1. En regardant la pochette de « Breakfast in America » dans un miroir, on verrait apparaître « 9 11 ».

En bon fan de Supertramp, jusque-là, vous n’aviez vu que le nom du groupe en haut de la pochette. Quelle erreur. Une rapide inversion horizontale de l’image permettrait de révéler la date du crash des deux avions dans les tours jumelles (sachant que 911 est aussi le numéro de téléphone des flics aux USA). Un simple hasard ? Admettons. Mais attendez la suite.

2. Des avions cachés partout sur la pochette.

Elle a beau avoir l’air super sympa (et un peu hystérique, aussi), la serveuse américaine qui trône sur la pochette telle une Statue de la Liberté est entourée… d’avions. La photo déjà semble prise depuis un cockpit survolant Manhattan. Mais si on zoome sur sa carte des menus, on peut découvrir un trait de stylo qui se termine – on vous le donne dans le mille – par la trainée de fumée d’un jet. Qu’on retrouve, d’ailleurs, au dos de la pochette. Coïncidence ? ON NE CROIT PAS.

3. Le nom de l’album.

Ça n’est peut-être qu’un détail pour vous, mais pour eux ça veut dire beaucoup. Oui, « Breakfast in America » (« Petit déjeuner en Amérique » si vous avez séché les cours d’anglais) annoncerait le plan machiavélique d’Al Qaida, jusque dans l’horaire. Rappelons que les deux avions détournés ont percuté les Twin Towers entre 8h14 et 10h03 soit, précisément, l’heure du petit déjeuner.

4. La présence d’un jus d’orange (ça se complique).

C’est là qu’on entre dans la troisième dimension. Toujours prêts pour un déni du réel, les complotistes avancent que le jus d’orange, vicieusement placé au niveau des tours, est lui-même un signe que rien n’est graphiquement anodin. Ils en profitent, au passage, pour dire que le orange est la couleur du feu. On ne va pas vous faire un dessin : le jus d’orange imaginé par Supertramp symboliserait les tours en flamme…

5. Niveau expert : les Francs-maçons se cacheraient derrière la pochette.

Attention, on touche ici au sublime : Stanley August Miesegaes, un Hollandais millionnaire ayant financé les deux premiers albums de Supertramp, serait en réalité un terrible Franc-maçon. La preuve ? Une photo d’archive publiée en 2009 où l’on voit Stanley affublé d’un gros pendentif de rappeur qui serait en fait, tadadam, un pendentif maçonnique… Et si vous doutiez encore de ce scénario rocambolesque, sachez que le nom même du groupe signifierait « Grande putain » (« Tramp » peut se traduire par salope), une figure présente dans le Livre des Révélations (plus connue comme L’apocalypse de Jean). Apocalypse, attentats, morts : mais c’est bien sûr, Supertramp est donc né dans les grottes afghanes !

Conclusion.

Si le drame n’avait pas fait 2977 morts, on aurait presque envie de rire. Reste que 22 ans (deux fois onze !) avant ce matin noir du 11 septembre, un pauvre graphiste imaginait sans le savoir un drôle de testament pour les fous furieux du web. Et encore, on ne vous a pas parlé de la réponse de George Bush Jr. après la première attaque terroriste sur le sol américain : bombarder l’Irak et, littéralement, hurler « Goodbye stranger »…

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