Sébastien Tellier est de retour avec un nouveau projet (avec Karl Lagerfeld)

Sébastien Tellier est de retour avec un nouveau projet, Mind Gamers, dont le premier EP est à paraître le 22 avril prochain. Une énième transformation pour ce musicien habitué aux surprises. La prochaine ? Un feat avec Karl Lagerfeld.

Il n’est pas donné à tous les artistes français de participer à l’Eurovision tout en restant crédible auprès de la critique et du public. Mais le statut de Sébastien Tellier ne doit rien au hasard. Depuis une quinzaine d’années, ce grand bonhomme a fait de la transformation un art à part entière, au point d’être le seul artiste en France à varier les approches d’album en album, à s’essayer à tout et à rarement échouer.

Timide et sans complexe. Retour en arrière. En 2001, plus exactement. Sébastien Tellier n’est alors qu’un (très) sympa mais discret descendant d’Air et du reste de la scène versaillaise. « L’incroyable vérité » n’est que son premier album et il faut croire que le Français préfère encore se la jouer discret, presque timide, même si le disque témoigne déjà d’un travail sur la matière sonore d’une rare maestria. Pareil pour « Politics », sorti en 2004 et porté par les boucles entêtantes de La ritournelle.

Crooner dégueulasse. Ce n’est d’ailleurs qu’à partir de 2008, à la sortie de « Sexuality », que la profondeur de son personnage se révèle : aux côtés de Guy-Man des Daft Punk, Tellier s’y impose en crooner pervers, parfois un peu dégueulasse, souvent subtilement romantique. On pense alors avoir trouvé le chanteur idéal pour nos futures siestes crapuleuses, mais voilà que ce fan de Christophe se mue dans la foulée en grand gourou avec « My God Is Blue », un disque de tous les excès et de tous les fantasmes.

Après s’être pris pour Dieu, Sébastien Tellier choisit de calmer un peu le jeu et de revenir à quelque chose de plus autobiographique, plus nostalgique aussi, avec « L’aventura » où il s’impose comme une sorte de Michel Polnareff égaré en terres brésiliennes, renforçant un peu plus la singularité de son parcours au sein de l’histoire de la pop française.

Feat Karl Lagerfeld. Aujourd’hui, à 42 ans, le mec n’est toujours pas rassasié, et on n’est finalement pas étonné de le voir débarquer sous une énième incarnation. Cette fois, en groupe, au sein de Mind Games, qu’il forme aux côtés de Daniel Stricker (batteur de Midnight Juggernauts) et John Kirby (clavier de Blood Orange, Solange ou Cypress Hill). Pour l’instant, seul un trailer est disponible, mais on sait qu’un EP, « Power Of Power », enregistré aux Red Bull Studios à Paris, paraîtra le 22 avril prochain lors du Disquaire Day. Dessus : deux titres, dont un avec Karl Lagerfield… Comme quoi, tout est vraiment possible avec Sébastien Tellier.

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