N'oubliez pas le côté grunge de Jeff Buckley

L'image de Jeff Buckley est trop peu associée à celle d'un rock brut et lourd. Pourtant, sa courte carrière a été guidée par le grunge. 20 ans après sa mort, petite mise au point.

Trois ans après Nirvana. Qu’on se le dise de suite, Jeff Buckley, ça n’est pas que la reprise de Hallelujah de Leonard Cohen, Lilac Wine ou Last Goodbye. Ces chansons présentes sur son album « Grace », mélancoliques, calmes, utilisées dans des bandes originales de film (Vanilla Sky, Ne le dis à personne…) symbolisent pour beaucoup la musique de l’artiste décédé il y a tout juste vingt ans. Sauf que Jeff Buckley, ça n’était pas que ça, loin de là. Il suffit d’écouter les titres Eternal Life, Dream Brother ou Mojo Pin pour s’apercevoir que le grunge et le rock vénère ont grandement inspiré sa musique. L’une des principales raisons : l’ingénieur du son de « Grace » est Andy Wallace, qui a largement contribué à élaborer le son de l’album « Nevermind » de Nirvana, sorti trois ans plus tôt.

Gueuler dans le micro. Durant son adolescence, Jeff Buckley a tout de suite été très attiré par des sonorités rock progressive et surtout hard rock. Kiss, certes, mais aussi Def Leppard. Un héritage qu’il ne criait pas sur les toits, mais qui a eu son importance. Au début de sa carrière, il a monté un groupe, Gods & Monsters avec notamment Gary Lucas, qui a grandement contribué à le faire éclore. Ensemble, ils jouent des titres punk-rock, heavy. Et les musiciens jouent si fort que Jeff doit hurler dans le micro pour se faire entendre.

Fils de Kurt ? Proche des membres de Fishbone, pas réputé pour être le groupe rock le plus calme, il aime aussi reprendre et parodier le titre Smells Like Teen Spirit de Nirvana lorsqu’il se produit seul sur scène au café Sin-é dans de longs sets uniquement composés de reprises. Plus tard, c’est « Kick Out The Jam » des MC5 qu’il reprendra avec son nouveau groupe. Car lorsqu’il signe son premier contrat avec Columbia, il rencontre un jeune bassiste et un batteur, avec qui il partira dans dans d’interminables jam rocks, grunge, même durant l’enregistrement de « Grace ». Cela donnera certes des maux de tête à Andy Wallace, mais sera une des pierres angulaires de son unique album, considéré encore aujourd’hui comme une pièce maîtresse du rock.

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